
C’est en 1973, à l’initiative du papa d’une jeune trisomique et de quelques éducateurs qu’est créée l’Association Sportive d’Éducation Spécialisée de la Loire. Son but : organiser des manifestations sportives au profit des personnes accueillies dans les établissements spécialisés de l’ensemble du département.
La première manifestation : l’organisation d’une journée d’athlétisme à ST Chamond en 1972. Pour les rencontres inter centres de football notamment auxquelles participent les jeunes de Joubert, de Grand-Croix, de Bel Air, des Campanules, de Riorges, du Mayollet…
Match aller/match retour, une “poule” pour les CAT, une poule pour les IMPRO… C’est un véritable décor de joueurs professionnels qui, rapidement, est planté…
Dans certaines disciplines, les performances de nos athlètes ligériens sont telles qu’elles leur offrent la possibilité de participer aux championnats de France : c’est le cas en
76, en 78 où des crossmen de la Loire vont courir à Rouen, Chalon sur Marne…
En 1981, l’association organise à Roanne une rencontre nationale de natation.
Dès 1983, à la demande du ministère de la jeunesse et des sports, l’association crée le Comité Départemental de Sport Adapté de la Loire, qui s’appuiera désormais sur l’Association Roannaise de sport adapté et l’Association stéphanoise de sport adapté.
La même année, le Comité organise à Roanne les premiers jeux nationaux de sport adapté du 11 au 15 mai 1983. Plus de 1 000 participants venant de tout l’hexagone viennent se confronter au stade Malleval, à la piscine… Puis le Comité développe de nouvelles activités sportives : basket, athlétisme, escalade, badminton, pétanque, gymnastique, VTT…
En 1994, il organise le 20e anniversaire du sport adapté départemental et le 1er championnat de France d’escalade à St Etienne et à Roche la Molière, les 1er, 2 et 3 juin 2000.
"Plus loin dans le sport, plus loin dans la vie"
Le Comité Départemental gère aujourd’hui plus de 800 licenciés, toutes disciplines confondues et ce chiffre ne cesse d’augmenter… signe de l’intérêt grandissant et partagé pour le sport.
En effet, le handicap est loin d’être incompatible avec la performance physique.
La pratique du sport favorise le développement physique et mental, l’autonomie, la concentration, une meilleure hygiène de vie, la confiance en soi… Elle permet aussi de rassembler des personnes de toutes origines comme les maillons d’une chaîne et d’ouvrir les frontières du handicap.
Elle contribue également largement à mieux faire connaître le sport adapté et sa différence pertinente avec les autres mouvements sportifs traditionnels. Même les plus démunis peuvent participer à des rencontres sportives, c’est la raison d’être de la division 3, où l’effort déployé par le participant dans le cadre d’activités motrices dites non compétitives, est couronné systématiquement par une récompense “l’important c’est de participer” disait Pierre de COUBERTIN.
Le sport adapté fait partie intégrante des projets personnels et du projet d’établissement. Pour René RIGAUDON, Président de l’Association Stéphanoise de Sport Adapté, le “sport doit faire partie intégrante du temps d’accompagnement de la personne handicapée”. Quant à l’implication des professionnels, il y voit même un remède contre l’usure professionnelle… Soulignons qu’il y a dans chaque établissement un représentant du sport adapté qui fait le lien entre l’établissement et le comité départemental.
Comment fait-on du sport adapté ?
Tout participant à une activité de sport adapté doit être titulaire d’une licence sportive délivrée par la Fédération Française de Sport Adapté à l’appui d’un certificat médical et pour les mineurs, d’une autorisation parentale. En 2005, le prix des licences varie, selon la catégorie, entre 20 et 30 €.
Outre la Fédération Française de Sport Adapté (handicap mental) créée en 1973, il existe deux autres fédérations de sport adapté :
> Handisport, fondée en 1963 (handicap physique et visuel)
> la Fédération Française des Sourds de France, créée en…1918 !