Mardi 14 février 2006

C’est en 1973, à l’initiative du papa d’une jeune trisomique et de quelques éducateurs qu’est créée l’Association Sportive d’Éducation Spécialisée de la Loire. Son but : organiser des manifestations sportives au profit des personnes accueillies dans les établissements spécialisés de l’ensemble du département.

La première manifestation : l’organisation d’une journée d’athlétisme à ST Chamond en 1972. Pour les rencontres inter centres de football notamment auxquelles participent les jeunes de Joubert, de Grand-Croix, de Bel Air, des Campanules, de Riorges, du Mayollet…
Match aller/match retour, une “poule” pour les CAT, une poule pour les IMPRO… C’est un véritable décor de joueurs professionnels qui, rapidement, est planté…
Dans certaines disciplines, les performances de nos athlètes ligériens sont telles qu’elles leur offrent la possibilité de participer aux championnats de France : c’est le cas en
76, en 78 où des crossmen de la Loire vont courir à Rouen, Chalon sur Marne…
En 1981, l’association organise à Roanne une rencontre nationale de natation.

Dès 1983, à la demande du ministère de la jeunesse et des sports, l’association crée le Comité Départemental de Sport Adapté de la Loire, qui s’appuiera désormais sur l’Association Roannaise de sport adapté et l’Association stéphanoise de sport adapté.
La même année, le Comité organise à Roanne les premiers jeux nationaux de sport adapté du 11 au 15 mai 1983. Plus de 1 000 participants venant de tout l’hexagone viennent se confronter au stade Malleval, à la piscine… Puis le Comité développe de nouvelles activités sportives : basket, athlétisme, escalade, badminton, pétanque, gymnastique, VTT…

En 1994, il organise le 20e anniversaire du sport adapté départemental et le 1er championnat de France d’escalade à St Etienne et à Roche la Molière, les 1er, 2 et 3 juin 2000.

"Plus loin dans le sport, plus loin dans la vie"

Le Comité Départemental gère aujourd’hui plus de 800 licenciés, toutes disciplines confondues et ce chiffre ne cesse d’augmenter… signe de l’intérêt grandissant et partagé pour le sport.
En effet, le handicap est loin d’être incompatible avec la performance physique.
La pratique du sport favorise le développement physique et mental, l’autonomie, la concentration, une meilleure hygiène de vie, la confiance en soi… Elle permet aussi de rassembler des personnes de toutes origines comme les maillons d’une chaîne et d’ouvrir les frontières du handicap.

Elle contribue également largement à mieux faire connaître le sport adapté et sa différence pertinente avec les autres mouvements sportifs traditionnels. Même les plus démunis peuvent participer à des rencontres sportives, c’est la raison d’être de la division 3, où l’effort déployé par le participant dans le cadre d’activités motrices dites non compétitives, est couronné systématiquement par une récompense “l’important c’est de participer” disait Pierre de COUBERTIN.

Le sport adapté fait partie intégrante des projets personnels et du projet d’établissement. Pour René RIGAUDON, Président de l’Association Stéphanoise de Sport Adapté, le “sport doit faire partie intégrante du temps d’accompagnement de la personne handicapée”. Quant à l’implication des professionnels, il y voit même un remède contre l’usure professionnelle… Soulignons qu’il y a dans chaque établissement un représentant du sport adapté qui fait le lien entre l’établissement et le comité départemental.


Comment fait-on du sport adapté ?
Tout participant à une activité de sport adapté doit être titulaire d’une licence sportive délivrée par la Fédération Française de Sport Adapté à l’appui d’un certificat médical et pour les mineurs, d’une autorisation parentale. En 2005, le prix des licences varie, selon la catégorie, entre 20 et 30 €.

Outre la Fédération Française de Sport Adapté (handicap mental) créée en 1973, il existe deux autres fédérations de sport adapté :
> Handisport, fondée en 1963 (handicap physique et visuel)
> la Fédération Française des Sourds de France, créée en…1918 !

par Valerie Legendre publié dans : Dossiers de fond
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Lundi 19 décembre 2005

EDITORIAL - par M. Rolland Cortot, directeur d'association

Rolland Cortot - directeur d'association

L’ADAPEI de la Loire, face à l’importance des changements apportés par la loi du 11 février 2005, a décidé de publier une lettre d’information au fur et à mesure que les décrets d’applications paraîtront.
Il nous a semblé, en effet, essentiel que vous soyez informés le plus rapidement  et le plus complètement possible sur les innovations apportées par les nouveaux textes.

Cette lettre s’adresse aux familles, aux professionnels et à tous les partenaires de l’action de l’ADAPEI

Bien entendu, tout ne peut être développé dans cette lettre. N’hésitez donc pas, pour tout complément d’information, à vous adresser à votre responsable d’établissement ou à votre assistante sociale, qui répondra plus précisément à vos questions.
Vos observations sur la forme ou le contenu de cette lettre seront les bienvenues. Elles contribueront à l’amélioration de ce  support d’information.

Dans ce numéro :
La reversion à l'aide sociale
L’Allocation Adultes Handicapés
La réduction d’impôts
Les S.A.V.S.

 

Reversion à l’Aide Sociale : loi du 11 février 2005

Elle concerne la somme mensuelle laissée à la disposition des bénéficiaires de l’Aide Sociale à l’Hébergement. Dans la Loire, le minimum légal, après reversion à l’Aide Sociale, est modifié depuis le 1er juillet 2005.

En SAJHFoyer d’Accueil Médicalisé (FAM):
Avant le 01/07/05, le minimum était égal à 20% de l’AAH à taux plein, soit  119,89 €
A compter du 01/07/05, le minimum est égal à 30% de l’AAH à taux plein, soit 180 €

En Foyer d’Hébergement annexé à un CAT:
Avant le 01/07/05, le minimum était égal à 50% de l’AAH à taux plein, soit  299,74 €
A compter du 01/07/05, le minimum est égal à 70% de l’AAH à taux plein, soit  420 €

 

 

L’Allocation Adulte Handicapé : Décret n°2005 724 et 725
 
Ce décret introduit deux nouvelles dispositions:
Le complément de ressources et la majoration pour la vie autonome, qui concernent uniquement les bénéficiaires de l’Allocation Adulte Handicapée à taux plein (soit 599,49 €), sans activité professionnelle et disposant d'un logement indépendant. Ces trois conditions devant être réunies pour prétendre à ces droits, peu de personnes accueillies à l’ADAPEI pourront y prétendre.
Ce décret modifie également  les règles applicables précédemment en cas d’hébergement en Maison d’Accueil Spécialisé, ou en cas d’hospitalisation.

Depuis le 1er juillet 2005, après 60  jours de présence dans l’établissement, l’intéressé conserve son AAH mensuelle en totalité s’il paye le forfait journalier hospitalier, ou 30 % de son AAH mensuelle s’il ne règle pas ce forfait.

La personne est astreinte au paiement du forfait journalier Hospitalier
Elle perçoit l’AAH à taux plein (599,49 €) et doit payer le forfait journalier hospitalier pour chaque jour de présence dans l’établissement (soit 15€ au 1er janvier 2006, multiplié par le nombre de jour passés à la MAS). Une facture est établie chaque mois par l’établissement.

La personne n’est pas astreinte au paiement du forfait journalier Hospitalier (concerne les bénéficiaires de la CMU complémentaire)
Après 60 jours de présence dans l’établissement, le montant de son AAH versée par la CAF est modifié.
Elle perçoit désormais 30% du montant de l’AAH (179,84 €). L’AAH est rétablie à taux plein pour les périodes de congés.

 

 

Circulaire N°137 du 08/08/05

Elle concerne la réduction d’impôt relative aux contrats de rente survie et épargne –handicap:
le champ d’application de la réduction d’impôt relative aux contrats de rente- survie est élargi:

l’assiette de la réduction d’impôt relative aux contrats d’épargne handicap est alignée sur celle des contrats de rente survie

la réduction d’impôt relative aux contrat de rente survie et d’épargne –handicap est portée de 1 070 € à  1 525 € et la majoration par enfant à charge est fixée à 300 € au lieu de 230  € précédemment.

Ces nouvelles dispositions s’appliquent depuis l’imposition des revenus 2004. 

 

 

Services d’Accompagnement à la Vie Sociale (SAVS)

Un décret du 11 mars 2005 est venu fixer les conditions de fonctionnement et d’organisation des services d’accompagnement à la vie sociale.
Pour la 1ère fois, un texte fixe le cadre de fonctionnement des SAVS  en décrivant :
• Les missions auxquelles il doit répondre et les prestations qu’il doit rendre aux personnes.
• Les professionnels qui doivent intervenir : les qualifications professionnelles sont citées explicitement : assistant de service social, éducateur spécialisé, psychologue…
• Les modalités de fonctionnements des SAVS
Enfin, le texte donne un délai de 3 ans pour que l’ensemble des SAVS se conforme aux prescriptions qu’il contient.
Rappelons que l’ADAPEI de la Loire gère 4 S.A.V.S. : Roanne— Feurs-Montbrison—Gier—St Etienne.

par Rolland Cortot publié dans : Actualités
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Mardi 13 décembre 2005

Camp Aude juin 2005

Il est aujourd’hui encore un peu tôt pour retirer pleinement ce que notre séjour dans l’Aude nous aura apporté, la rédaction de notre rapport d’activité ne pourra pas débuter avant quelques semaines. Désirant néanmoins répondre à la demande de notre Directeur, nous livrons ici une réflexion qui chemine pour nous au travers de ce que nous mettons en place dans l’accompagnement des adultes qui nous sont confiés.

Est-ce une gageure que de partir 8 jours avec 6 adultes et 4 collègues à 600 km du Foyer ?

Oui, nous gageons d’emblée, à la rédaction du projet, sur ce que ce séjour peut apporter à l’un au à l’autre résidant, sur ce que nous pourrons leur offrir.
Nous réfléchissons en professionnels sur les enjeux d’un tel voyage et tentons d’y mettre un sens qui puisse justifier une telle démarche.
Mais avant tout, ou peut-être malgré la démarche professionnelle conductrice du projet, ce sont 11 hommes et femmes qui partent vivre 8 jours 24h/24 dans un environnement différent avec la volonté de vivre des instants qui fassent « maillon » dans la chaîne de la vie qu’ils ont à partager.

Nous avons mûrement réfléchi ce projet, nous l’avons rédigé en tentant d’y mettre tous les objectifs que nous désirions atteindre, tout ce que nous voulions -à priori- que ce séjour nous apporte.
Nous sommes parties  en professionnelles mais, bien que gardant ce regard tout au long de la semaine, nous avons avant tout vécu 8 jours en tant qu’hommes et femmes partageant des instants de vie qui, à l’instar de ceux que nous avons vécus en Belgique en février 2004, font lien et nous permettent de prendre appui pour accompagner les résidents qui nous sont confiés.

Voici quelques photos qui illustrent notre séjour, y manquent les anecdotes, nos impressions, tout ce qui nous a permis de revenir avec des idées et des souvenirs plein la tête mais aussi avec une certaine complicité tissée au gré des jours et des instants partagés qui nous donne aujourd’hui l’envie de continuer sur le chemin de l’engagement que nous avons pris auprès des adultes des Iris et de recommencer de tels séjours porteurs d’énergie et de renouveau.

Agnès
Etablissement les Iris à Montbrison

par Valerie Legendre publié dans : C'est à dire
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Mercredi 29 juin 2005

  Cet établissement accueille, en semi internat, des enfants et adolescents âgés de 4 à 20 ans. Après 40 années de fonctionnement, il avait besoin d’une rénovation importante afin d’être en conformité avec les normes actuelles en vigueur, et offrir également un cadre fonctionnel et accueillant aux enfants.

Les travaux ont débuté en novembre 2001 et se sont déroulés par phases successives puisque l’établissement n’a pas cessé de fonctionner. Le chantier s’est
bien déroulé grâce à une bonne coordination de tous les acteurs, la vigilance de chacun et la grande adaptabilité des personnes accueillies.

Grâce à une dotation importante de la DDASS au budget 2003, du matériel et du mobilier neufs ont pu être achetés afin de rééquiper entièrement l’établissement.

Ces nouvelles installations fonctionnent à la satisfaction générale. Un projet d’aménagement d’une aire de jeux est actuellement en cours de réalisation en concertation avec les parents et les professionnels de l’IME pour le plus grand bonheur des enfants.

par Valérie Legendre publié dans : Actualités
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Mardi 28 juin 2005

   Enfin ! la Loi sur l’égalité des droits et des chances a été votée. Elle comporte un certain nombre d’avancées significatives et une porte s’ouvre réellement sur le droit à la dignité et à la citoyenneté des personnes handicapées. Prestation de compensation, accessibilité, affirmation du droit à scolarisation, amélioration des droits sociaux des personnes en institution, augmentation du “reste à vivre”, maisons départementales des personnes handicapées…

Un projet attendu par de nombreuses familles et dont le but est de permettre le “mieux vivre” des plus défavorisés : “le centre de vacances pour handicaps lourds et polyhandicaps”. Pour des raisons financières, il ne saurait pourtant être abandonné et c’est un appel à la solidarité active qui est lancé à tous nos amis, professionnels, adhérents, pour la réussite d’une opération brioche 2005 destinée au financement de cette opération.

Volonté de faire participer pleinement les personnes à la vie de leur établissement, de recueillir leur avis, de les associer autant que possible aux décisions qui les concernent avec un exemple parmi tant d’autres : la représentation des usagers au conseil de la vie sociale à St-Cyr les Vignes.

Enfin, au chapitre “des brèves”, les initiatives et innovations professionnelles ou associatives représentatives d’une motivation sans faille dans l’accompagnement vers un accès à la vie citoyenne de nos enfants et adultes.

Mme J. REGNY
PRÉSIDENTE DÉPARTEMENTALE

par Jocelyne Regny publié dans : Actualités
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